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Failles

Découvrir une faille en soi amène à différentes réactions.

On peut aimer les mers calmes. Dans ce cas on fera tout pour colmater la brèche. On la remplira un peu tous les jours ou on la bouchera rageusement d'un seul coup.L'enduit frais passé, on ressentira un certain apaisement même si la cicatrice démangera parfois. L'essentiel est surtout de l'oublier et de continuer à respirer dos au vent.

On peut aussi aimer les océans tumultueux. Dans ce cas on fera tout pour agrandir la brèche. On la grattera un peu tout les jours ou on la creusera rageusement d'un seul coup. Pour s'y pencher ou s'y perdre, pour y trouver une folie ou une inspiration. L'essentiel est surtout de ne pas l'oublier et de continuer à respirer face au vent.

On peut aussi laisser couler et simplement observer l'évolutions de nos failles...

Déchet mon amour

 

Un état des lieux brut et poétique du déchet dans la nature.

 

Ces paysages sont surtout traités avec une approche macroscopique.

Il n’y a aucune mise en scène, pour livrer à l’œil une image la plus réaliste possible.

 

Seul le point de vue est réfléchi pour offrir une dimension esthétique.

J’ai cherché à montrer l’esthétisme dans la pollution, un parti pris à contre-courant de notre société et de son politiquement correct.

 

Une sorte de poème visuel provocateur et ironique.

 

L’Homme n’est jamais visible mais son geste polluant est encore palpable ; la vision du déchet qu’il abandonne derrière lui résonne en nous, touche notre rapport aux gestes banals du quotidien.

 

Usure


Ce travail est une collection d’objets abandonnés par l’homme à l’usure du temps.

En premier lieu, j’ai été amenée à photographier les objets issus du travail agricole, tels

des barils, des cageots, des clôtures.

Dans un second temps j’ai effectué mes prises de vue dans des cimetières, où je me suis intéressée aux concessions en état d’abandon. J’ai alors photographié des stèles, des plaques souvenirs, des pierres tombales. Dans ce contexte, la symbolique de l’usure et de l’abandon a pris force.

 Par choix, j’ai voulu rendre les objets non- identifiables, en utilisant la macroscopie. J’ai voulu rendre l’effet d’usure en terme de matière, pour donner vie à mes images en tant qu’œuvres plasticiennes et rendre incertain la distance de prise de vue (10cm ou 10km ?)

 

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