Les démarches

Déchet mon amour

 

Un état des lieux brut et poétique du déchet dans la nature.

 Ces paysages sont surtout traités avec une approche macroscopique. Il n’y a aucune mise en scène, pour livrer à l’œil une image la plus réaliste possible. Seul le point de vue est réfléchi pour offrir une dimension esthétique.

J’ai cherché à montrer l’esthétisme dans la pollution, un parti pris à contre-courant de notre société et de son politiquement correct. Une sorte de poème visuel provocateur et ironique.

 L’Homme n’est jamais visible mais son geste polluant est encore palpable ; la vision du déchet qu’il abandonne derrière lui résonne en nous, touche notre rapport aux gestes banals du quotidien.

 

 

La fuite

 

Une mariée fuit...Le pourquoi est en chacun...

La fuite de la convention, la fuite de l'homme, l'attirance pour des lieux déserts et décalés...pour recommencer ou en finir?

 Les prises de vue ont été réalisées avec un reflexe numérique couplé avec un objectif fishe-eye Lomo. Le choix de cette optique plastique est volontaire pour créer un flou et un univers clos qui rappelle les boules à neige: une vision déformée, douce, nostalgique d'une scène en vase clos.

Femme avec accessoire

 

Décrire avec les objets du quotidien le rôle conscient ou inconscient réservé à la femme moderne.

La femme est-elle en partie responsable des rôles qu'elle joue dans sa vie, les accepte-t-elle, l'épanouissent-elle?

Son regard est-il un appel à l'aide ou simplement un clin d'oeil ironique sur son quotidien?

Mes bouts

 

J'essaie de capter un instant de lumière sur une peau, de saisir une étrangeté dans la beauté charnelle, de montrer l'intime inhérent à la peau. J'ai voulu épurer mes prises de vue pour quil ne reste qu'un parfum de peau, léger comme un haïku. Je tente de retrouver une émotion sur un bout d'épaule, comme la trace laissée par d'anciennes carresses.

L'envie de créer un mouvement met bout à bout des photographies; ce sont les tryptiques.

 

 

La vie secrète des galets

 

Ces photographies sont à voir comme le délire d'un homme imaginaire qui met en scène de manière obsédante quelques galets.

Au fil des pauses, ces galets s'humanisent. Ils deviennent alors le spectateur comtemplatif de diverses scènes.

Usure

 

Ce travail est une collection d’objets abandonnés par l’homme à l’usure du temps.

En premier lieu, j’ai été amenée à photographier les objets issus du travail agricole, tels des barils, des cageots, des clôtures.

Dans un second temps j’ai effectué mes prises de vue dans des cimetières, où je me suis intéressée aux concessions en état d’abandon. J’ai alors photographié des stèles, des plaques souvenirs, des pierres tombales. Dans ce contexte, la symbolique de l’usure et de l’abandon a pris force.

Par choix, j’ai voulu rendre les objets non- identifiables, en utilisant la macroscopie. J’ai voulu rendre l’effet d’usure en terme de matière, pour donner vie à mes images en tant qu’œuvres plasticiennes et rendre incertaine la distance de prise de vue (10cm ou 10km ?)

 

Failles

couvrir une faille en soi amène à différentes réactions.

On peut aimer les mers calmes. Dans ce cas on fera tout pour colmater la brèche. On la remplira un peu tous les jours ou on la bouchera rageusement d'un seul coup.L'enduit frais passé, on ressentira un certain apaisement même si la cicatrice démangera parfois. L'essentiel est surtout de l'oublier et de continuer à respirer dos au vent.

On peut aussi aimer les océans tumultueux. Dans ce cas on fera tout pour agrandir la brèche. On la grattera un peu tout les jours ou on la creusera rageusement d'un seul coup. Pour s'y pencher ou s'y perdre, pour y trouver une folie ou une inspiration. L'essentiel est surtout de ne pas l'oublier et de continuer à respirer face au vent.

On peut aussi laisser couler et simplement observer l'évolutions de nos failles...